courbe

Après la période de choc consécutive à un changement non désiré dans notre vie, vient le temps où nous sommes confrontés à nos peurs. Puis, c’est au tour de notre colère de s’exprimer. Comment faire pour traverser plus en douceur cette période de résistances ?

Poème haïku sur le temps des résistances lors d'un changement et aquarelle illustrant un orage. Copyright Valérie Faure

La peur et la colère

J’ai connu il y a quelques années la fermeture assez soudaine du service dans lequel je travaillais. Le petit poème japonais ci-dessus appelé haïku résume bien la façon dont une résistance s’est alors générée en moi pour lutter contre ce coup dur. Une fois le choc passé, de nombreux doutes se mirent à surgir. Le séisme m’avait fortement déstabilisée et mon édifice n’était plus aussi solide qu’auparavant. J’avais non seulement peur que tout s’écroule mais aussi peur de ne pas être capable de reconstruire. Puis, toutes ces peurs se muèrent en une dévorante colère. Colère envers ceux qui avaient été à l’origine de cela. Je comprendrai plus tard que ces peurs et ma colère m’empêchaient d’aller de l’avant.

Et vous, vous arrive t’il d’avoir peur de l’avenir, de vous sentir dans l’inconfort face à l’incertitude ? Y a t’il des jours où la colère vous noue le ventre, vous coupe le souffle ? Ces émotions nous assaillent dans la phase de résistance au changement. Alors comment faire pour avancer ?

3 astuces pour accompagner le temps des résistances

  • Rationaliser !

La résistance est intrinsèque au changement. Lorsque le changement est annoncé, c’est le cerveau reptilien qui réagit en premier. Face à l’inconnu, nous avons un réflexe archaïque de défense qui nous pousse à rester sur nos gardes. Nous éprouvons d’abord de la peur, peur qu’il y ait un danger pour nous. Cette peur va prendre tout l’espace qu’on lui accorde. A nous de la relativiser !
Personnellement, il m’a alors été utile de remettre du rationnel dans ce qui m’arrivait.
Pour vous aider à faire la part des choses, prenez une feuille de papier que vous divisez en deux. Dans la partie haute de la page, listez factuellement ce qui va changer. Dans la partie basse, notez tout ce qui ne change pas. Ok je vais devoir changer de boulot mais est-ce que cela change ma valeur personnelle, bien sûr que non ! Est-ce que je vais perdre mes compétences au passage, bien sûr que non ! Est-ce que le soutien de mon entourage familial va s’altérer, bien sûr que non ! Est-ce que je dois déménager pour autant, pas forcément ! …
On a, dans ces moments-là, une fâcheuse tendance à ne plus voir que ce qui va changer. Mais vous constaterez que le bas de votre page est rempli de nombreux éléments comme autant de points d’appui qui vous aideront à avancer par la suite.

  • Nommer ses peurs !

Mais de quoi avons nous peur au juste ? Nos peurs nous sont très personnelles. Elles peuvent être multiples: peur de l’inconnu, du vide, de ne pas savoir faire, de perdre le contrôle, de faire des erreurs, d’être submergé, de perdre des responsabilités ou d’en avoir plus, de perdre du pouvoir, de perdre son statut,…
Quelles sont les vôtres ? Donnez leur un nom. Au panthéon de mes peurs, j’avais « Mme Glace ». « Mme Glace » avait peur de ne pas y arriver, d’oublier quelque chose d’important et surtout que tout ne soit pas parfait ! La nommer, c’est commencer à l’apprivoiser.
Un peu plus tard dans notre cheminement, nous pourrons envisager des parades pour calmer chacune de nos peurs. Rendez-vous dans un prochain billet qui traitera du déclic et de l’étape d’acceptation.

  • Prendre conscience de sa colère !

Bien souvent, la résistance change alors de forme. Les peurs se muent en colère: « Jamais je n’accepterai ! », « Ce n’est pas juste ! », « Ils n’avaient pas le droit! »,…
Quand on sent la colère poindre en nous, il est important de s’arrêter un instant. Quel que soit l’endroit où vous êtes, je vous propose alors de respirer profondément et de porter attention à ce qui se passe en vous. Comment se manifeste votre colère : elle vous fait mal au ventre, elle vous donne chaud, elle vous empêche de bien respirer, elle provoque de multiples ruminations dans votre tête…? Ignorer sa colère la renforce, lui prêter attention l’apaise.
La colère est en fait un signal utile. La tension qu’elle provoque en nous, nous fait prendre conscience qu’il va falloir changer. Il va falloir avancer pour ne pas rester dans cet inconfort-là.

Et vous, comment faites-vous pour calmer vos peurs et gérer la colère inhérente au changement qui s’impose à vous ?

J’ai hâte de vous retrouver dans les prochains billets pour partager avec vous la suite de ce cheminement et ce qui m’a été utile pour avancer 😉

Vous avez envie d’aller plus loin, offrez-vous le conte et le jeu de cartes « Myosotis et compagnie ». Fanny elle aussi a vécu la perte de son job et s’en est sortie de façon florissante ! Retrouvez son histoire dans un conte illustré d’aquarelles originales. Grâce au jeu de carte, découvrez 6 exercices ludiques et créatifs à réaliser pour traverser en douceur la courbe du changement.

En attendant, respirez tranquillement et prenez soin de vous !

Suivez-moi au fil de mes inspirations !

Vous recevrez en primeur le témoignage de ce que j'expérimente au quotidien pour vivre une vie pleine de sens et de profondeur.
chemin

cadenas Si vous choisissez d'entrer votre adresse e-mail sur ce formulaire, vous recevrez régulièrement des informations et conseils créatifs par mail. En prime, le e-book sur ma démarche de créativité « prism’ » vous est offert dès aujourd’hui ! Vous pourrez vous désinscrire à tout moment.

Pin It on Pinterest